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Col du Lautaret

Le col du Lautaret en bref

Le Lautaret se lit à la fois comme un col routier et comme un point de passage entre deux régions alpines. Sur les cartes, il marque aussi le départ de la route qui se poursuit vers le Galibier. Les altitudes affichées sont des repères approximatifs, susceptibles de varier selon le point de mesure. La chaussée est un axe de circulation partagé avec les automobilistes, et non une voie réservée aux vélos.

Un col entre l’Oisans et le Briançonnais

Le col du Lautaret relie l’Oisans au Briançonnais par la vallée de la Romanche et La Grave. Il se trouve sur l’axe routier qui joint Bourg-d’Oisans à Briançon, dans un paysage de haute montagne où les vallées restent longtemps ouvertes et les reliefs très présents.

Pour les cyclistes, le Lautaret constitue un passage entre deux territoires alpins, mais aussi un carrefour. La route ne s’arrête pas au col : elle se prolonge vers le Galibier, dont l’ascension commence depuis le Lautaret. Ce rôle explique pourquoi les deux noms apparaissent souvent ensemble sur les itinéraires, alors qu’ils désignent deux cols distincts.

Le Lautaret est un col routier, pas une station de ski ni un autre nom du Galibier. Sur une trace ou un panneau, cette distinction aide à repérer le point de passage et la suite de l’itinéraire sans confondre les deux sommets.

Altitude et route

Les repères cartographiques de l’IGN consultés en 2026 donnent des altitudes approximatives pour les deux cols. La route du Lautaret est un axe de montagne qui relie les vallées et continue vers le Galibier.

  • Le col du Lautaret se situe à environ 2 058 m d’altitude, selon les repères cartographiques de l’IGN consultés en 2026.
  • La D1091 relie Bourg-d’Oisans à Briançon en passant par La Grave et le Lautaret ; elle reste ouverte à la circulation automobile.
  • Au Lautaret, la route du Galibier prend la direction du nord et s’élève jusqu’à environ 2 642 m, altitude indiquée par les repères de l’IGN en 2026.
  • Le Lautaret est généralement praticable une grande partie de l’année, tandis que la route du Galibier connaît une fermeture hivernale saisonnière.
  • Les deux altitudes sont des valeurs arrondies : un panneau, une carte ou un appareil de navigation peut afficher un léger écart.

La différence d’ouverture tient à l’altitude et aux conditions hivernales de la route supérieure. Le Lautaret et le Galibier correspondent donc à deux passages distincts, avec des périodes d’accès qui ne coïncident pas toujours.

Monter au Lautaret à vélo

Le Col du Lautaret à vélo se rejoint par deux versants, avec des profils et des paysages différents. Le choix dépend notamment du temps que vous souhaitez consacrer à la montée et du type d’effort recherché. Les routes se parcourent au milieu de paysages alpins, mais leurs caractéristiques ne dispensent pas de tenir compte des conditions du jour. Voici les repères utiles pour comparer les deux itinéraires.

Depuis Bourg-d’Oisans

Depuis Bourg-d’Oisans, l’itinéraire remonte la vallée de la Romanche : la pente s’installe progressivement, sans rupture comparable à un raidillon isolé. C’est une approche longue, où la gestion de l’effort compte autant que le choix du braquet.

  • À la sortie de Bourg-d’Oisans, la route accompagne la Romanche et suit le fond de vallée, dans un environnement qui reste marqué par les reliefs de l’Oisans.
  • La montée se poursuit sur une chaussée qui gagne graduellement de l’altitude ; les portions roulantes alternent avec des passages où le relief resserre l’espace disponible.
  • La gorge de la Combe de Malaval constitue un passage caractéristique : la route y traverse des parois rapprochées et emprunte plusieurs tunnels.
  • À La Grave, la Meije domine le paysage ; son sommet principal atteint environ 3 983 m (IGN, Géoportail, consulté en 2024), repère visuel saisissant.
  • Après La Grave, la route reste en milieu montagnard et l’effort se poursuit jusqu’au col ; le relief aide à répartir son rythme sur cette longue ascension.

Les tunnels et les secteurs encaissés modifient la luminosité et la perception de la route ; restez attentif aux véhicules et aux conditions de visibilité. Le profil progressif n’en fait pas une montée facile : la durée de l’effort et les changements de pente sollicitent l’endurance.

Depuis Briançon

Depuis Briançon, la route du col du Lautaret remonte la vallée de la Guisane en direction du nord-ouest. L’itinéraire traverse le secteur de Serre Chevalier et passe notamment par Le Monêtier-les-Bains avant de gagner les paysages plus ouverts du haut de la vallée. Le profil général est une montée continue, avec des variations de pente liées au relief et aux villages traversés ; aucun pourcentage uniforme ne décrit toute l’ascension.

Cette approche offre une succession de vues sur les versants alpins et les espaces habités de la Guisane. La D1091 est une route de circulation partagée : le volume et la nature du trafic peuvent varier selon la période, les travaux ou les événements. Ne présumez pas de l’état actuel de la chaussée ni des éventuelles restrictions. Avant de partir, consultez les informations routières officielles des Hautes-Alpes et de l’Isère, en particulier pour les fermetures et les chantiers susceptibles de modifier l’accès.

Quel côté choisir ?

Les deux versants répondent à des envies différentes : l’un privilégie une approche longue et progressive, l’autre un accès plus court depuis Briançon. Le tableau compare leurs caractéristiques sans fixer de durée ni de difficulté universelle, qui dépend aussi du rythme et des conditions rencontrées.

Comparer les versants du col du Lautaret à vélo
CritèreDepuis Bourg-d’OisansDepuis Briançon
Longueur de l’approcheLongue montée progressive depuis l’Oisans.Approche plus courte depuis Briançon.
Régularité de l’effortProgression étalée, avec des variations liées au relief.Montée continue, dont la pente varie selon les portions.
PaysagesVallée de la Romanche, gorge encaissée et sommets de l’Oisans.Vallée de la Guisane, villages alpins et reliefs du Briançonnais.
CirculationRoute partagée ; tunnels et secteurs resserrés jalonnent l’approche.Route partagée dans la vallée ; conditions variables selon les travaux et la période.

Le versant adapté dépend du profil recherché : une longue sortie progressive ou une approche plus courte depuis Briançon. Aucune montée ne doit être considérée comme sûre ou facile par principe ; en montagne, la météo peut changer rapidement. Vérifiez les informations routières officielles des départements de l’Isère et des Hautes-Alpes avant de choisir votre itinéraire.

Le jardin alpin et les alentours

Le col du Lautaret offre aussi une halte botanique et scientifique, au cœur des paysages de haute montagne. Le Jardin alpin permet de découvrir des plantes adaptées aux milieux alpins dans un cadre accessible depuis la route. Une visite se prépare en fonction de son ouverture estivale et du temps disponible pour la sortie. À près de 2 000 mètres, une pause demande également de tenir compte du vent, du froid et de l’évolution parfois rapide des conditions.

Le jardin du Lautaret

Le Jardin alpin du Lautaret associe la découverte botanique à la recherche scientifique. Créé à la fin du XIXe siècle, il est rattaché à l’Université Grenoble Alpes.

  • Ses collections réunissent des plantes de flore alpine, présentées dans un jardin de montagne où les espèces sont observables pendant la période de végétation.
  • La diversité des collections permet de comparer des végétaux adaptés à des milieux d’altitude, notamment par leur forme, leur taille ou leur cycle de floraison.
  • Le jardin constitue aussi un lieu de recherche universitaire : ses collections et son environnement alpin contribuent à l’étude des plantes et de leurs milieux.
  • La visite est typiquement possible en été, saison où la végétation est la plus favorable à l’observation des espèces cultivées et spontanées.
  • Avant de prévoir l’arrêt pendant une sortie à vélo, vérifiez les dates d’ouverture estivale auprès des informations officielles du jardin, qui peuvent varier selon la saison.
  • Prévoyez une marge dans votre itinéraire pour parcourir les espaces à pied : le temps consacré à l’observation dépend des collections visibles et de votre rythme.

Pour profiter de la visite sans précipitation, intégrez-la comme une étape distincte de votre parcours à vélo. La période estivale offre généralement le meilleur contexte pour voir les collections en végétation.

Pause et sécurité

À environ 2 000 mètres d’altitude, une pause au Lautaret peut être fraîche même après un effort soutenu. Le vent et les changements rapides de météo justifient quelques précautions concrètes.

  • Gardez une veste coupe-vent et une couche chaude accessible dans une poche ou une sacoche, afin de vous couvrir rapidement dès que l’effort cesse.
  • Choisissez un emplacement de pause à l’écart de la chaussée et des trajectoires de circulation, sans gêner les autres usagers ni masquer leur visibilité.
  • Avant de repartir, observez l’évolution du ciel et du vent : une baisse de température ou l’arrivée de nuages peut modifier rapidement le confort.
  • Consultez les prévisions de montagne avant le départ, puis réévaluez votre sortie si les conditions annoncées deviennent incompatibles avec votre équipement ou votre horaire.
  • Pour connaître l’état de la route, vérifiez les informations routières officielles des départements concernés plutôt que de vous fier à une indication ancienne ou non vérifiée.
  • Gardez de l’eau et un apport énergétique à portée de main, surtout si la pause se prolonge ou si l’itinéraire se poursuit en altitude.

Une pause courte et abritée du vent aide à éviter un refroidissement marqué après la montée. La couche chaude et la vérification des bulletins routiers restent utiles même lorsque le départ s’est déroulé par temps calme.

Questions fréquentes sur le col du Lautaret

Ces repères aident à situer les cols et à organiser un passage en montagne selon la saison.

Quelle est l’altitude du col du Lautaret ?

Le col du Lautaret se situe à environ 2 058 m d’altitude. Il est placé sur la route qui relie Bourg-d’Oisans, dans l’Oisans, à Briançon, dans le Briançonnais. Cette valeur approximative correspond au repère de l’IGN sur ses cartes topographiques, consultées en 2026 ; elle peut différer légèrement selon le point précis retenu au passage. Le col constitue un point de jonction entre les deux vallées, avant que la route ne poursuive vers Briançon ou ne monte en direction du Galibier.

Quelle différence entre le Lautaret et le Galibier ?

Le Galibier prolonge la montée depuis le Lautaret et culmine environ 580 m plus haut : les altitudes approximatives sont respectivement de 2 642 m et 2 058 m. Ces repères, relevés sur les cartes topographiques de l’IGN consultées en 2026, donnent un écart d’environ 584 m. Le Lautaret reste généralement accessible une grande partie de l’année, tandis que le Galibier connaît habituellement une fermeture hivernale saisonnière. Les dates d’ouverture varient selon les conditions et les décisions des autorités routières ; vérifiez l’information officielle du Département des Hautes-Alpes avant le trajet.

Le Lautaret est-il ouvert en hiver ?

Le Lautaret est généralement maintenu ouvert une grande partie de l’année, mais son accès n’est jamais garanti à une date précise. Des fermetures temporaires peuvent être décidées selon les conditions météorologiques ou l’état de la chaussée. Avant de prendre la route, consultez l’information routière officielle du Département des Hautes-Alpes, qui signale les restrictions et fermetures en vigueur ; ces données, consultées en 2026, sont à vérifier de nouveau le jour du départ. Le col du Galibier, plus haut, est habituellement fermé en hiver pour une période saisonnière.