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Col de Joux Plane

Le col de Joux Plane en bref

À vélo, le Joux Plane se repère comme un passage de montagne entre deux vallées de Haute-Savoie. La route est fermée par la neige en hiver, sans que cette fermeture indique son état à une date précise. Avant le départ, consultez les informations routières officielles du département pour connaître les conditions d’accès. Carnet des Cols est un guide français indépendant consacré aux cols à vélo, et non un lieu, un hébergement, un restaurant ou un opérateur touristique ; aucune vente ni réservation n’y est proposée.

Entre Samoëns et Morzine

Situé en Haute-Savoie, le col relie Samoëns, dans la vallée du Giffre, à Morzine. La route cycliste entre ces deux communes franchit un passage de montagne qui met en relation le secteur du Giffre et celui du Chablais. Samoëns constitue le point de départ côté vallée du Giffre, tandis que Morzine se trouve de l’autre côté du col. Cette liaison explique la place du Joux Plane dans les itinéraires à vélo de la région : il ne s’agit pas d’un simple accès à un domaine de ski, mais d’une route de col reliant deux territoires. Le Joux Plane n’est pas une station de ski ; son nom désigne le col et son environnement montagnard.

Altitude et caractère

L’altitude du Col de Joux Plane est d’environ 1 691 m. Ce passage est souvent décrit comme un col relativement court, mais raide : son effort se concentre davantage que sur de nombreux cols alpins d’altitude comparable. Cette réputation tient à son profil exigeant, qui laisse peu de place à une progression facile et régulière sur l’ensemble de l’ascension. L’altitude reste modérée à l’échelle des grands cols alpins, mais elle ne résume pas la difficulté ressentie à vélo. Le caractère du Joux Plane vient surtout de l’association entre une montée ramassée et des pentes soutenues, plutôt que d’une très longue route menant à un sommet élevé.

Les deux versants

Le col de Joux Plane se rejoint par deux itinéraires, depuis Samoëns ou depuis Morzine. Leur longueur et leur profil donnent à l’ascension un caractère différent de chaque côté. Le versant de Samoëns concentre un effort plus exigeant, tandis que celui de Morzine offre une montée plus courte et plus douce. La comparaison porte surtout sur la durée de l’effort et la régularité des pentes.

Montée depuis Samoëns

La montée du Col de Joux Plane depuis Samoëns représente environ 11 km, avec une pente moyenne estimée autour de 8 à 9 %. Ces valeurs donnent une idée du profil général : le dénivelé se gagne sur une ascension compacte, où la déclivité soutenue pèse davantage que la distance seule. Le versant de Samoëns à vélo est le plus difficile des deux accès.

La difficulté vient de la continuité de l’effort et des passages soutenus qui rompent le rythme. La pente moyenne masque les variations ressenties sur la route : certaines portions demandent de maintenir une pression importante sur les pédales, sans que l’ascension se transforme en longue approche à faible inclinaison. Le profil altimétrique du Col de Joux Plane se lit ainsi comme une montée exigeante, plutôt que comme une progression régulière et facile à lisser.

Face au départ de Morzine, Samoëns impose un effort plus marqué à longueur de montée. La distance d’environ 11 km laisse moins de place à une récupération prolongée, et la pente moyenne élevée maintient la sollicitation des jambes. Cette combinaison explique pourquoi l’ascension du Joux Plane par ce côté est généralement le choix le plus difficile pour atteindre le sommet. La route cycliste entre Samoëns et le sommet convient surtout aux cyclistes qui recherchent un versant soutenu et veulent se mesurer à la pente, plutôt qu’une ascension plus accessible.

Montée depuis Morzine

Depuis Morzine, le versant est plus court et plus doux que celui de Samoëns. Son profil demande un effort moins exigeant dans l’ensemble, sans présenter la même combinaison de longueur et de pente moyenne soutenue. Les deux départs se distinguent donc davantage par leur caractère que par un simple choix de route : Morzine propose une ascension plus accessible, tandis que Samoëns constitue le défi le plus difficile.

Comparaison des deux versants du col de Joux Plane
CritèreDepuis SamoënsDepuis Morzine
LongueurEnviron 11 kmPlus court, sans valeur précise indiquée
Pente moyenneEnviron 8 à 9 %Plus douce, sans pourcentage précisé
Caractère des passagesMontée soutenue, avec des passages exigeantsProfil globalement plus doux
Niveau d’effortLe choix le plus difficileUne ascension moins exigeante

Pour une montée moins intense, le départ de Morzine correspond mieux à l’objectif. Samoëns s’adresse plutôt à celles et ceux qui souhaitent affronter le versant le plus exigeant du col.

Réussir la montée

Préparer l’ascension du Joux Plane demande de penser autant au rythme de pédalage qu’à l’équipement emporté. Une transmission adaptée aide à conserver une allure maîtrisée lorsque l’effort se prolonge. Le choix des vêtements compte également, car le corps peut se refroidir rapidement après l’effort. En montagne, les conditions météorologiques évoluent parfois en peu de temps. Vérifier les informations routières officielles avant le départ permet aussi d’organiser son itinéraire.

Gérer la pente

Pour affronter une pente soutenue, privilégiez un développement qui permet de pédaler sans forcer à chaque tour de manivelle. La régularité et la retenue au début contribuent à mieux répartir l’effort.

  • Quand la pente du Col de Joux Plane se maintient autour de 8 à 9 %, un braquet facile aide à préserver les jambes.
  • Un pédalier compact associé à une cassette large permet de choisir 34 × 30, voire un développement plus facile si votre transmission le permet.
  • Dans les premiers kilomètres, retenez votre allure et évitez de suivre un rythme trop élevé simplement parce que les jambes semblent fraîches.
  • Installez un effort régulier, en restant à une intensité qui vous permet de respirer de façon maîtrisée sans accélérations répétées.
  • Anticipez les changements de pente en passant un rapport plus facile avant que la cadence ne baisse fortement sous la charge.
  • Sur les passages exigeants, gardez une cadence souple plutôt que de pousser un grand braquet à faible vitesse pendant plusieurs minutes.
  • Si l’effort devient difficile à maintenir, réduisez le braquet et stabilisez votre rythme au lieu de relancer brusquement.

Un braquet de 34 × 30 ou plus facile laisse une marge utile pour adapter l’effort aux sensations du moment. Garder des réserves dès le départ aide à traverser la montée sans à-coups.

Descente

Après une montée soutenue, le refroidissement peut commencer dès que le pédalage cesse, particulièrement si le vent se lève. Préparez une tenue qui reste accessible pendant l’ascension.

  • Emportez une couche coupe-vent légère et facile à enfiler au sommet, ainsi que des gants si vos mains refroidissent rapidement.
  • Après l’effort, couvrez rapidement le torse et les bras : la baisse de chaleur corporelle peut être sensible pendant la descente.
  • La météo en montagne change rapidement ; consultez les prévisions avant le départ et prévoyez une protection adaptée à une évolution possible.
  • Avant de choisir votre itinéraire, vérifiez les informations routières officielles du département de la Haute-Savoie, notamment les éventuelles restrictions ou fermetures.
  • En descente, adaptez votre vitesse à la visibilité et à l’état de la chaussée, et freinez progressivement avant les virages.

Gardez une couche supplémentaire à portée de main plutôt qu’au fond d’un sac difficile d’accès. Le confort thermique et l’attention portée à la route restent importants après l’effort.

Questions fréquentes sur le col de Joux Plane

Altitude, difficulté du versant et choix du braquet sont les trois repères recherchés avant l’ascension.

Quelle est l’altitude du col de Joux Plane ?

Le col de Joux Plane se situe à environ 1 691 m d’altitude : cette valeur est approximative. Elle donne un repère utile pour situer le sommet dans les Alpes, sans prétendre à une mesure exacte au mètre près. Selon le support cartographique ou le point retenu au passage du col, l’indication peut légèrement varier. Pour préparer votre itinéraire vélo, retenez donc l’altitude arrondie plutôt qu’un chiffre présenté comme parfaitement précis.

Quel côté de Joux Plane est le plus dur ?

Le versant de Samoëns est le plus difficile : son ascension représente environ 11 km, avec une pente moyenne d’environ 8 à 9 %. Cet effort soutenu rend la montée exigeante à vélo, en particulier lorsque les jambes sont déjà sollicitées. Le chiffre moyen résume toutefois l’ensemble de la route et ne signifie pas que chaque portion présente une pente identique. Pour comparer les deux accès, c’est donc le côté de Samoëns qu’il faut considérer comme le plus exigeant.

Quel braquet pour Joux Plane ?

Un braquet de 34 × 30, ou plus facile, convient pour grimper le Joux Plane, notamment sur le versant de Samoëns. Avec des pentes moyennes d’environ 8 à 9 %, disposer d’un petit développement aide à conserver une pédalée régulière lorsque l’effort se prolonge. Un pignon plus grand à l’arrière peut être utile si vous préférez mouliner ou si votre vélo est chargé. Choisissez un développement que vous pouvez faire tourner sans forcer excessivement dès le début de la montée.